Jeu Vidéo; Star Wars; Star Wars The Old Republic; forum communautaire; Rôle Play; MMORPG.
 
AccueilFAQRechercherS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Regard sur l'univers

Aller en bas 
AuteurMessage
Seigneur Vonkan

avatar

Messages : 797
Date d'inscription : 24/11/2013
Localisation : Garos IV

MessageSujet: Regard sur l'univers   Sam 20 Oct - 19:06

Regard sur l'univers #1

"Aujourd’hui, Gala est vivante."
 
Comme chaque semaine, nous vous présentons un documentaire exclusif mené par nos équipes de terrain. Découvrez cette semaine le destin de Gala, cette planète encore récemment prospère a été victime d’un ravage planétaire encore inexpliqué. Pour tenter de percer ce mystère, le professeur Farlyn Dussoc s’est rendu sur place avec son équipe.

Choisir de mener cette expédition n’a pas été facile. Il a fallu du temps avant que nous puissions envisager la chose. Considérez-bien, que cette planète a été ravagée en une poignée de minutes par un cataclysme encore inconnu. Mon équipe et moi-même avions tous en tête le scénario de Ziost. Aucun de nous n’aurait aimé se voir confronter à une telle destruction de sitôt. Cependant, il nous fallait en avoir le cœur net. Puis, vous le savez bien, les scientifiques ont la bougeotte.

C’est le chef d’équipe, Ron Haran, qui a répondu favorablement à ma demande. Il m’a assuré que si nous voulions nous y rendre, il faudrait du temps… D’une part, il nous fallait rassembler le matériel, trouver les hommes de mains nécessaires en cas de complications. De plus, les autorisations pour accéder à cet espace n’avaient encore été distribuées à personne en dehors de forces armées impériales. Par chance, nous avons pu trouver le bon interlocuteur et obtenir les autorisations d’accès pour un temps limité ; juste de quoi mener l’expédition.

Nous étions neuf à embarquer pour Gala. En plus du pilote et de mes deux assistants, quatre hommes de mains et un photographe recrutés par le journal ont fait route avec nous. Ils n’étaient pas très bavards. J’imagine que de toute façon, ce n’était pas la destination qui les intéressait le plus. Enfin, peu importe.

On nous avait indiqué que les relevés atmosphériques assuraient de pouvoir respirer sur la planète. Une chance. Je n’avais nullement envie de me retrouver avec une marque de masque sur le visage, comme après ma mission d’enquête dans les usines Hutt de Quesh.




La navette s’était posée aux coordonnées exactes que les forces impériales nous avaient transmises. Il n’était pas question de contrevenir à leurs règles. A la descente de la navette, l’air nauséabond de la planète envahit l’habitacle. Tant pis. Nous sortions un à un. Le lieutenant impérial du petit campement sur place nous reçut avec les honneurs, mais peu d’humilité. Il nous conduisit jusqu’à nos tentes. Oui, les infrastructures ne sont pas encore bien au point. Vous savez avec la crise des matières premières, l’Empire ne peut pas se permettre de dépenses excessives… Enfin là, un toit, même en bois, n’aurait pas été de trop. Enfin, je m’égare.

Donc, oui. Nous étions tous arrivés sur Gala. Enfin. Cette planète autre fois si riche n’est plus devenu qu’un vaste terrain de ruines recouvert de cendre. La terre n’en avait gardé qu’un aspect calciné. On se serait dit comme à marcher sur une gigantesque étendue de charbon. Déjà là, l’équipage commençait à appréhender. Pour ma part, je n’avais qu’une seule hâte : jeter un œil au dehors du camp pour découvrir ce que Gala était devenu.

Là encore, le lieutenant nous retenait encore et encore. Question de formalité, j’imagine. Je redoublais d’efforts pour masquer mon impatience. Il nous fit signer toutes les décharges liées aux accidents et possibilités de décès. Certaines donnaient la chair de poule, mais j’imagine que l’Empire ne tient pas à se voir empêtrer dans des procès coûteux. Donc tout est envisagé, même le plus effroyable. Il n’en fallait pas moins pour monter l’inquiétudes parmi mes assistants. Le photographe du groupe avait reçu l’interdiction formelle de ne pas prendre de clichés du camp. J’imagine que c’est une question de sécurité vis-à-vis des forces républicaines. Enfin bon… Je vois difficilement ce qu’elles auraient pu vouloir chercher sur ce camp, ou même ailleurs sur Gala.

Voilà ! Tout était signé, enfin. Le lieutenant nous donnait une dernière fois les consignes de sécurité les plus élémentaires. Nous l’écoutions d’une oreille, pressés de partir et de découvrir ce que nous sommes venus voir. Nos hommes de mains avaient déjà le fusil au poing ; comme si l’on allait se faire attaquer à la sortie du camp. La nuit allait tomber dans deux heures. Je proposais alors à l’équipe de faire un tour d’inspecter dans le périmètre proche du camp.

Au moment où je franchis l’entrée du camp, quelle ne fut pas ma surprise en découvrant ce paysage riche de désolation. Je pensais me retrouver sur un bout de charbon inerte, mais il n’en était rien. Sous un ciel à la couleur de cuivre, la vie avait repris ses droits. Et quelle vie ! Sans dire un mot et emporté par le spectacle qui s’offrait à moi, je ne fis qu’un geste du bras pour que mes assistants procèdent à un maximum de relevés. Tout devait être analysé : roches, sédiments, liquides, plantes, champignons, animaux, …


 
Beaucoup auraient comparé la tragédie de Gala à celle de Ziost. Cependant, il y a bien un point qui diffère ces deux événements. Aujourd’hui, Gala est vivante.
J’approchais chacune des plantes de Gala pour observer l’aspect de leurs surfaces végétales. Toutes arboraient un teint noirâtre. Il ne s’agissait pas d’une pellicule de cendre, mais bien de leur pigmentation naturelle, comme si la nature avait revêtu ses vêtements de deuil.

Sur Gala, il n’y a plus de fleurs. La flore n’est plus composée que de fougères et champignons. Ceux-là se sont adaptés très rapidement. Peut-être sont-ils même nés du cataclysme. Au bout de quelques minutes, je trouvais la réponse à l’odeur entêtante de la planète, l’une des plantes dégage cette odeur mortifère pour attirer les petits animaux qui viennent répandre massivement ses spores.



La terre n’est plus. Du moins, pas sous son état originel. Il s’agit maintenant d’un mélange de roche irradiée et de résidus organiques carbonisé. Cette abondance de carbone doit être à l’origine de la renaissance si rapide de la flore locale.

J’aurais aussi pensé que la totalité de la faune aurait été détruite par le cataclysme. Mais je dû reconnaitre mon erreur. Bon nombre d’insectes ont survécu, sûrement ont-ils été protégés par leur état larvaire. Néanmoins, le plus impressionnant est de réaliser les proportions que certains ont pris. Plusieurs hypothèses vont dans le sens d’une mutation génétique massive, auquel s’ajoute une surabondance de nutriments fongiques. Cependant, cela doit encore être vérifié.

Déjà la nuit tombait et une patrouille de gardes impériaux vint nous rappeler à la base. Emportés par ces découvertes, je n’avais pas vu l’heure passer. Bien entendu, à notre retour, nous eurent le droit aux remontrances du lieutenant. Qu’importe, ce dernier faisait davantage cela pour la forme que pour autre chose. Surveiller un camp impérial sur une planète inhabitée ne devait pas lui tenir tant à cœur de tout façon.

Le soir, nous avons partagé le dîner avec la garnison impériale. Comme tous les soirs, il s’agissait d’une bouillie fortifiante sans goût et sans âme. Il faut vraiment reconnaître que l’Empire n’a plus les moyens de sa grandeur, en tout cas, pas sur des espaces comme celui-ci. C’est bien dommage. Les soldats n’étaient pas tous des flèches, mais ils avaient le mérite de se tenir les coudes. C’est certain que perdu ici, il faut savoir bien s’entourer pour ne pas sombrer dans la démence.

La nuit me parut une éternité. Je ne suis pas réellement parvenu à dormir très longtemps. J’étais omnibulé par ces découvertes. La perspective d’en découvrir encore plus dès le lendemain me donnait ce pic d’adrénaline qui vous condamne à l’insomnie.

Le levé militaire débutait aux aurores. Tant mieux, je n’en pouvais plus d’attendre au fond de cette tente. Je sortais donc dès que le camp commençait à s’agiter. Les soldats de la petite garnison avaient débuté leur entraînement du matin par des tours à l’intérieur du camp. Je rejoignais le lieutenant, plus loin, qui supervisait leur entraînement. Il s’était montré bien plus sympathique ce matin-là. Il m’avoua que la venue de civils dans son camp ne l’avait pas ravi. En fait, il s’inquiétait du risque que cela pouvait présenter pour nous et pour ses hommes. Face à cet élan de sincérité, je lui adressais une nouvelle fois mes excuses pour le retard de la veille. A partir de ce moment, je me sentais plus obligé vis-à-vis de lui.

L’heure du déjeuner approchait. Mes assistants me firent part de ce qu’ils avaient découvert et des quelques questions qui les travaillaient encore. Je fis appel au lieutenant pour savoir quel itinéraire suivre pour l’expédition de la journée. Il nous indiqua le chemin le plus sûr vers la basse vallée d’Iraan. D’après lui, il y avait là des champignons gigantesques. Malheureusement, il n’était pas en mesure de me partager d’holo ni de photographie.

Nous entreprîmes alors de partir vers ce point, une fois le déjeuner terminé. L’équipe partait le ventre plein, mais aussi la boule au ventre. Nous allions nous éloigner du camp de plusieurs kilomètres. Les speeders qui nous avaient été prêtés semblaient aussi vieux que la Grande Guerre de l’Hyperespace. Enfin bon, il fallait seulement qu’ils puissent nous amener et nous ramener.

En route, je pris un instant pour observer le paysage depuis l’un des vals creusés par le cataclysme. Je me retrouvais là, minuscule face à ce paysage sublime et effrayant. Il ne m’en fallu pas plus pour faire remonter en moi l’envie d’aller encore plus loin.



Il nous fallu un peu plus d’une heure de speeder pour arriver aux coordonnées transmises par le lieutenant. Quelle ne fut pas notre surprise en découvrant la majestuosité des formations biologiques sur place. Mes assistants se dépêchèrent d’en extraire un maximum d’échantillons.



Je ne pouvais pas en revenir. Comment était-il concevable que la vie ait pu regagner une telle vitalité aussi rapidement ? Il me fallait plus que des hypothèses et j’étais bien déterminé à obtenir mes réponses.

L’heure tournait et j’avais promis au lieutenant de respecter son couvre-feu. Cependant, au moment de repartir, mon odorat, qui ne me fait jamais défaut, me signala quelque chose de particulier. Rapidement, suite à un bref changement des vents, toute l’équipe pu sentir cette puanteur encore plus infâme que celles de la plante de la veille. Les hommes de main n’avaient envie que de repartir. Quant à moi, il n’était pas question que je parte sans savoir de quoi il pouvait bien s’agir.
Je descendis tant bien que mal la colline sur laquelle nous étions perchés. Toute l’équipe me regardait d’en haut, fermement décidé à ne pas m’accompagner dans cette découverte. Qu’importe. Je voulais en avoir le cœur net.

Fantastique ! Je n’en revenais pas. Face à moi se dressait un excrément gigantesque m’arrivant jusqu’à hauteur du front. Il devait bien faire deux mètres de large. Le fumet n’en était que plus intense arrivé à porté de main.

D’ailleurs à la seconde où j’ai laissé ma joie éclater dans une exclamation, j’eu rapidement le sentiment que je venais de commettre une bêtise. Toute l’équipe et moi-même pouvions dès lors sentir le sol trembler. Un tapement sourd après l’autre, comme si quelque chose d’énorme approchait. Et ce fut le cas. En quelques secondes, une créature aussi gigantesque que 5 navettes impériales empilées se dressait face à moi. J’étais aussi émerveillé que tétanisé.



Du haut de la colline, les hommes de mains mirent en joug le gigantesque quadrupède. La bête m’observait. Sa gueule n’était plus qu’à un mètre de moi.
Je m’efforçais de faire signe aux hommes de baisser leurs armes. Il faut croire qu’ils m’obéirent ; aucun d’eux ne tira.

Après quelques secondes, la bête se lassa de m’observer. Elle repartit aussi vite de là d’où elle venait. Je pu la voir disparaître derrière la colline suivante.

Immédiatement, l’un des hommes de main vint jusqu’à moi pour me remonter en jet-pack. Nous ne parvînmes à rien dire. Je m’assurais juste que le photographe avait bien pris le cliché de la bête. C’était le cas. Il était temps de rentrer. Les speeders firent leur maximum pour nous ramener au camp sans se disloquer sur le chemin.

Par chance, il n’était pas encore l’heure du couvre-feu. Je m’épargnais donc la honte du retard face au lieutenant. Quand je pu lui raconter cette rencontre, il fut tout aussi surpris que moi. C’est d’ailleurs lui qui me demanda le premier pourquoi j’avais su qu’il ne fallait pas faire usage de la force. Ce à quoi, je lui répondis fièrement que lorsqu’on sait mettre les mains dans la merde, on peut découvrir que son interlocuteur n’est pas un dévoreur d’aventuriers spatiaux. Eh oui, la bête d’Iraan était herbivore, peu de chances qu’elle ne s’attaque à un inconnu pour en faire son encas.

Notre voyage s’achevait ce même soir. Il était temps pour nous tous de repartir. Je remerciais encore une fois le lieutenant pour son hospitalité et sa patience. Je lui souhaitais bon courage pour la suite. Aussi, lui ai-je glissé mes coordonnées au besoin. On ne sait jamais, peut-être allait-il découvrir autre chose de tout aussi fascinant sur Gala. L’avenir nous le dira.

_________________
Gloire à l'Empire
@Sosh_BM
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Regard sur l'univers
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Dark Heresy - Un JdR dans l' univers de 40K
» [Blog] BIONICLE : L'Héritage de l'Univers
» [Stop-Motion] Projet: univers wars
» bd sur l'univers de warhammer
» [Héritage] Les factions de l'Univers Matoran élargi

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Cercle de Pradzia :: Trame principale du Cercle :: Chapitre V : Déchéance :: Quêtes Annexes-
Sauter vers: