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 Livre de Brysham Nalac

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Seigneur Vonkan

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Localisation : Garos IV

MessageSujet: Livre de Brysham Nalac   Lun 2 Avr - 19:13

Livre de Brysham Nalac

I.

Ils nous avaient dit de nous taire ; Jarg, Kearn et moi. Nous étions tout les trois assis sur ces vielles chaises, dos au mur, comme trois condamnés que l'on s'apprête à exécuter.

Ils nous avaient dit de nous taire, mais c'était inutile. Aucun de nous n'aurait parlé. Ce mélange d'indifférence et d'irrévérence noyait nos esprits. Personne n'aurait pu obtenir quoique ce soit de nous.

Nous étions alignés sur ces chaises, du plus petit au plus grand. Moi, au milieu de mes deux frères, j'étais au centre face à leur spectacle. 

La représentation n'était pas fameuse ; des agents de police criaient sur des psychologues voulant prendre notre défense. La vitre qui nous séparait de ce remu-ménage devait sans doute faire office de barreaux de prison. Nous étions comme des animaux que l'on place en cage et dont on décide de savoir s'il faudra les abattre ou les relâcher dans la nature.

Aucun de nous ne bronchait, pas même Kearn. Du haut de ses 8 ans, il n'avait pas montré de signe du moindre embarras. Ça n'était certainement pas une affaire de fierté. Nous n'étions pas fier de ce qu'il venait de se passer. Nous n'en étions que libérés et soulagés.

Jarg non plus n'était pas inquiet. Au plus, il se retrouverait dans un centre de détention pour mineur, ce qui correspond à une prison pour enfant. Au mieux, il subirait le même destin que nous, grâce à ce qu'ils appelaient "conditions de maltraitance".

Moi, au milieu de tout cela. J'attendais. J'attendais avec curiosité de savoir qui des forces de l'ordre ou des services sociaux remportera la charge des enfants Nalac. 

L'incendie qui dévasta notre foyer était à leurs yeux un terrible drame. Le coupable, s'il fut un jour découvert, aurait à payer pour ce malheur. Cependant, il faudrait des mois pour déterminer s'il s'agissait bien d'un accident ou d'un acte volontaire. Mais nous, nous n'allions pas rester dans notre prison de verre aussi longtemps.

Il fallut près d'une demi-journée pour que la décision soit prise de nous placer, dans un orphelinat, bien entendu. Nous quittions le poste, sous le regard plein de pitié de ces travailleurs sociaux qui nous imaginaient avoir tout perdu.

Nous n'avions pas à beaucoup réfléchir pour comprendre que notre situation s'était améliorée depuis la nuit dernière. Les flammes libérées par la colère de Jarg avaient réduit en cendre tous nos tracas, faisant de nous des enfants libres, ou presque.

La nouvelle ne mit pas longtemps à tomber. Dès le lendemain matin, je pu lire sur le journal d'un surveillant des titres bien timides nous concernant. "Une fratrie orpheline après un incendie criminel". Il n'en fallait pas plus pour attirer sur nous toute la pitié de la bien-pensante bourgeoisie. Celle-ci s'empressa de nous faire parvenir bon nombre de vieux vêtements, sans doute pour se donner bonne conscience et tenter de s'attirer bonne fortune en retour.

Mes frères et moi partagions notre chambre avec une dizaine d'autres gamins. La majorité de ces morveux étaient des rejetons abandonnés par leurs géniteurs. Jamais aucun d'eux n'a pu être ramené chez lui, à croire que les registres aldraigiens ne vont pas s'intéresser aux cultivateurs des régions reculées. Ces enfants-là auraient-ils eu même raison de vouloir rentrer chez eux, si ce n'est pour retrouver la misère et les mauvais traitements. 

Nous n'avions jamais reparlé de cette nuit-là ; la nuit de l'incendie. Cette nuit où Jarg nous a réveillé sans un mot, moi, puis Kearn. Cette nuit, où il nous a pris par la main pour nous conduire jusqu'à l'extérieur. Cette nuit, je savais ce qu'il s’apprêtait à faire. Il allait faire ce qu'il fallait faire. Muni du bidon d'huile à moteur, il parcourait la maison dans le plus grand des calmes et sans un bruit. Il n'aura fallut qu'une flamme pour que la déflagration s'empare de la maison de campagne. Les bêtes piégées dans le hangar criaient de terreur, tout comme les deux derniers occupants de la maison. Assis dans l'herbe fraîche, sur la butte, nous étions assis, du plus petit au plus grand, contemplant le bûcher qui sonnait l'heure d'une nouvelle ère.

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